• La responsabilité d’entreprise, une affaire de pacte ?

    Le lien de l'entreprise avec son « territoire » est une dimension majeure de la RSE, même s'il y a plusieurs façons d'assumer ce lien. De fait, la solidarité territoire-entreprise relève du « contrat social » ; elle constitue partout dans le monde un enjeu de gestion de la souveraineté pour les Etats et un enjeu de pérennité pour les entreprises, qu'il faut savoir équilibrer. La France essaie de r ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 14 Avril 2014
  • Qui doit faire quoi ? Au moment où l’agenda du reporting redémarre, la question du bon modèle d’organisation au sein de l’entreprise est posée.

    Le mérite du nouveau cadre européen de reporting extra-financier qui vient d’être adopté est de stabiliser le dispositif pour les 4 à 5 ans qui viennent, de l’internationaliser et de le réorganiser à partir de l’analyse de matérialité DD, pour tendre vers une approche intégrée, dans l’esprit que la GRI recommande dans le G4 et que les leaders pratiquent (cf. recommandations du WBCSD). C’est clair& ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 25 Mars 2014
  • b2ap3_thumbnail_Fotolia_47386144_XS.jpg

    Oui, la RSE peut faciliter le pacte de responsabilité

    Le pacte de responsabilité n'est pas seulement la grande affaire de la majorité actuelle, sa dernière carte diront certains, sa meilleure idée depuis 2012 diront les autres. C'est d'abord car son échec – refus, indifférence ou déception – ferait courir le risque d'accroître ce fossé si pénalisant entre les entreprises et l'opinion, entre partenaires employeurs et salariés, entre politiques et mana ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 10 Mars 2014
  • L'enjeu carbone va revenir en force en 2015

    Si les entreprises émettrices de carbone ont cru que l’échec de Copenhague leur redonnait dix ans de répit, elles se sont trompées.  Certes, les bases de la négociation internationale sur le climat en vue de la COP 21 à Paris en décembre 2015, n’ont pas beaucoup changé. Le Nord et le Sud se disputent la responsabilité du stock et les pays développés ne sont pas prêts à transférer les technolo ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 25 Février 2014
  • Le mieux disant met l'Etat au défi

    Le levier des achats est le plus déterminant lorsqu’il s’agit de conduire des politiques de développement durable et de RSE et de peser sur sa supply chain pour orienter les échanges économiques. Force est de considérer qu’on n’y est pas, même si des évolutions significatives se sont produites grâce aux grands bailleurs de fond internationaux (WB & IFC, BEI, AFD…). S’il se limite au déclaratif ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 03 Février 2014
  • Le Pacte de Responsabilité au cœur du défi français des nouvelles relations Etat-Entreprises

    20 janvier 2014La France a vu les relations entre ses grandes entreprises, l’Etat et la société se distendre fortement avec l’érosion du colbertisme gaulliste et la conquête réussie du grand large par nos meilleures firmes nationales : « l’arrière » n’a pas suivi. Une grande partie de nos concitoyens n’est pas entrée dans la logique du marché mondial et l’Etat providence a été la seule réponse pol ...

    par Patrick d'Humières
    Jeudi, 02 Janvier 2014
  • Pourquoi la directive européenne est-elle un enjeu historique ?

    Il ne s’agit pas simplement de satisfaire des investisseurs européens, en quête de plus de transparence financière. N’ayons pas peur des mots : si la directive comptable en discussion actuellement à Bruxelles n’était pas adoptée par le Conseil européen avant la fin de la mandature de la Commission Barroso, c’est toute la régulation économique qui régresserait dans un monde où elle n’a jamais été a ...

    par Patrick d'Humières
    Jeudi, 28 Novembre 2013
  • Mais à qui s’adresse donc le reporting RSE ?

    La controverse semble reprendre sur la question du ciblage des rapports RSE, à l’occasion de l’annonce du cadre de référence sur le reporting intégré qui affiche clairement sa vocation « investisseurs ». Les tenants de la GRI soutiennent une vision plus large et les ONG commencent à critiquer le point de passage « matérialité » qui leur fait craindre qu’on subordonne les exigences de conformité à ...

    par Patrick d'Humières
    Mercredi, 30 Octobre 2013
  • Les référentiels se clarifient

    Les entreprises ont le tournis ; beaucoup s’interrogent à juste titre sur la multiplication des référentiels RSE, sans parler des questionnaires qui s’accumulent. L’arrivée de la G4 de la GRI relance cette discussion. En réalité, la clarification est en marche, si on veut bien observer les tendances en cette fin 2013. Tendance 1 : les principes directeurs de l’OCDE font leur chemin, comme on l’a v ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 30 Septembre 2013
  • Petit point astronomique sur la RSE en cette fin d’été….

    Le ciel de la RSE révèle une situation cosmique étonnement mouvante. Un hémisphère nord où brillent quelques étoiles du business qui ne conçoivent plus leur existence sans une solide démarche de développement durable. Un hémisphère sud où les étoiles montantes allument des signaux de RSE très  timides.  Une voie lactée composée d’acteurs sociétaux engagés très nombreux et divers, qui don ...

    par Patrick d'Humières
    Mercredi, 21 Août 2013
  • La grammaire du reporting se contruit

    Faites parler autour de la table des experts du reporting RSE en entreprise, face aux divers acteurs institutionnels et vous obtenez le même message : simplifiez-nous la tâche entre tous les référentiels qui se multiplient, internationaux, nationaux, volontaires et maintenant sectoriels. De fait, les entreprises ne peuvent multiplier les tables de concordance entre Global compact, OCDE, GRI, loi G ...

    par Patrick d'Humières
    Mercredi, 03 Juillet 2013
  • Commentaire de l’IRSE sur le Rapport Molinié –Drago-Brovelli

    On lira avec intérêt ce travail de relance de la réflexion RSE française qui s’était interrompue depuis les présidentielles et la publication de la loi Grenelle, non sans rappeler que depuis ce temps les entreprises françaises travaillent fortement ce champ et progressent en RSE, comme l’atteste le bilan publié par Deloitte : Plus de 80% des entreprises du SBF 120 rapportent désormais sur leur pol ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 18 Juin 2013
  • Marques françaises : le temps de l’engagement est venu

    Les signaux de la défiance sont au rouge, entre consommateurs et entreprises. Est-il normal en 2013, après des décennies d'investissement dans la qualité, le management et la communication que 40% des européens disent se méfier des entreprises et que près des deux-tiers reportent leur crédit sur les associations citoyennes plutôt que sur les industriels ? Une partie de la problématique de croissan ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 21 Mai 2013
  • Marques françaises: le temps de l'engagement est venu

    Les signaux de la défiance sont au rouge, entre consommateurs et entreprises. Est-il normal en 2013, après des décennies d'investissement dans la qualité, le management et la communication que 40% des européens disent se méfier des entreprises et que près des deux-tiers reportent leur crédit sur les associations citoyennes plutôt que sur les industriels ? Une partie de la problématique de croissan ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 21 Mai 2013
  • Fotolia 30010502 M

    Le tournant de la matérialité, la fin des généralités RSE…

    Avec la proposition de Bruxelles de faire monter l'information extra-financière dans l'information financière, dans le sens de l'intégration promue par l'IIRC le même jour, et en s'appuyant sur « les boîtes à outil » de référence – GRI en premier lieu dont la pertinence du G4 sera défendue fin mai à Amsterdam – reprenant une tendance croissante dans les grands pays européens, soutenue désormais of ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 06 Mai 2013
  • RSE, que d’erreurs on fait en ton nom …

    Analyse de l’ouvrage de l’Institut Montaigne  « Intérêt général, Que peut l’entreprise ? » sous la direction de Julien Damon.Editions Les belles lettresL’imbrication croissante des grandes entreprises avec la société civile crée un enjeu pour elles, comme pour les Etats, qu’ils soient forts ou faibles. Confinée jusqu’ici à la bonne volonté des entrepreneurs ou à l’attention pressante des élus ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 29 Avril 2013
  • Il y a une confusion entre le reporting, démarche de transparence, et la notation, jugement de tiers arbitraire

    Article extrait d'AEF, paru le 1er mars 2013« Il y a une confusion entre le reporting, qui est une démarche de transparence donnant des éléments de jugement aux acteurs, et la notation, qui est un jugement de tiers arbitraire. Le but du reporting n'est pas de distribuer des bons et mauvais points », souligne à AEF Développement durable Patrick d'Humières, président de l'Institut RSE management, je ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 04 Mars 2013
  • Atterrissage urgent!

    Qui n’a pas pris la mesure des grands changements à l’œuvre et parle du développement durable comme en parlait les utopistes du siècle précédent – en 2000 – va connaître de graves désillusions. Il est désormais visible que le prix du baril de pétrole va se stabiliser et qu’on engage 20 à 30 ans d’économie carbonée, avec un mix quasi-constant qui déjoue toutes les prévisions sur le peak oil. Il est ...

    par Patrick d'Humières
    Vendredi, 01 Mars 2013
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    Où en est la RSE en France, à la veille d'initiatives publiques nouvelles?

    La France pourrait voir le déploiement d’une RSE efficace si on veut bien travailler collectivement pour concilier durabilité et économie des entreprises. La société aspire à une économie responsable mais « le management RSE » reste encore largement une affaire de pionniers en France. Faute d’une politique d’incitation, la RSE reste encore à la porte de la gouvernance et du modèle économique. Ce ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 28 Janvier 2013
  • RSE 2013, ce qui nous attend ? Et ce qu’il faut espérer. Analyse de l’Institut RSE management

    Nous sollicitons votre réaction pour alimenter une démarche volontariste des acteurs RSE en 2013.   La question unique qui se pose aux acteurs de la RSE en 2013  est son lien avec la crise. Est-ce que la RSE peut constituer désormais la base de compromis pragmatiques d’adaptation, avec les partenaires sociaux, les acteurs publics mais aussi les investisseurs, les acteurs civils, &n ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 07 Janvier 2013
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Où en est la RSE en France, à la veille d'initiatives publiques nouvelles?

Fotolia_31651319_XSLa France pourrait voir le déploiement d’une RSE efficace si on veut bien travailler collectivement pour concilier durabilité et économie des entreprises.

La société aspire à une économie responsable mais « le management RSE » reste encore largement une affaire de pionniers en France. Faute d’une politique d’incitation, la RSE reste encore à la porte de la gouvernance et du modèle économique. Ce défi est encore plus crucial au plan international.Après une décennie d’expérimentations et de démarches visionnaires de la part de certains acteurs comme Lafarge, Danone, Schneider, Bouygues, qui ont formalisé des démarches RSE engageantes, dans un contexte sociétal qui ne cesse de juger l’économie de façon manichéenne, la France a entamé en 2012 un cycle original d’encouragement à la RSE, via la loi Grenelle 2 et sa confirmation par le nouveau Gouvernement, lors de la Conférence environnementale. Comparée aux grands pays développés, la France n’est ni en retard, ni en avance, concernant le niveau d’appropriation de la RSE, dans les entreprises ; elle cumule toutefois trois caractéristiques paradoxales : des textes directifs en faveur du reporting mais une administration désorganisée et sans doctrine ; une communauté économique qui revendique largement la RSE mais qui l’assimile encore à de la bienveillance environnementale et une société civile qui voudrait que les entreprises fassent tout et qui ne leur accorde aucun crédit pour les progrès qu’elles prennent de mieux en mieux en charge. Bref, comme dans le reste, la France idéologise largement la question RSE au lieu de s’attacher à en faire un terrain du contrat de progrès social, pragmatique et partagé, même si des mutations sensibles sont à l’œuvre. Et même si la pression internationale en fait une préoccupation croissante.

Il n’est pas anormal de considérer que le passage  d’un modèle économique à l’autre, intégrant dans la prise de décision des acteurs – financiers, régulateurs, consommateurs et salariés – des considérant d’intérêt public, ne puisse pas se faire rapidement et dans un pays, alors que les forces qui poussent le mouvement sont celles des valeurs sociétales nouvelles et  la prise de conscience de la part des Etats des limites d’une régulation par le marché. La question RSE, en France comme ailleurs, est aujourd’hui celle de savoir si on considère une entreprise qui fait des efforts volontaires dans le sens des enjeux publics, de manière identique à celle qui n’en fait pas. Cette question appelle trois problématiques : celle du concept d’abord, à savoir qu’on va considérer que la responsabilité de l’entreprise se situe dans la façon dont elle accomplit sa mission, en termes de durabilité (enjeu de légalité, de découplage, d’équité et d’accessibilité) ; celle de la mesure, qui suppose qu’on se mette d’accord sur un mode de suivi objectif, fiable et opposable quant aux performances RSE ; et enfin, celle de l’incitation qui va stimuler, par l’action publique (fiscalité, marchés publics, normes), l’entreprise afin qu’elle réduise ses impacts et les améliore, tout en se développant. Identification, information, incitation sont les trois conditions d’une dynamique RSE. De ce point de vue la France est à mi-chemin, tiraillée entre les peurs des uns et les rêves des autres, les audaces de quelques uns et le cynisme de beaucoup, dans un contexte institutionnel  confus, divisé et méfiant qui n’a pas traité la question, à la différence de notre partenaire allemand qui a formalisé « une politique RSE ».

Les acteurs concernés savent qu’il leur faudrait discuter ensemble cet enjeu pour l’apprivoiser et le penser à long terme ; mais ils attendent encore de la puissance publique qu’elle tienne l’ordre du jour et arbitre à leur place. Ils ne se font pas encore assez confiance pour débattre par eux-mêmes et rechercher des voies de progrès sans attendre d’être d’accord sur tout. On peut espérer néanmoins qu’une « plate forme nationale de dialogue » voit le jour en 2013, si on choisit l’informel, les petits pas et la méthode négociée. Sur le plan des incitations et du cadre public, l’étape préalable est la cohérence au sein de la sphère publique qui n’arrive pas à coordonner ses composantes administratives concernées au travers d’une politique interministérielle de la RSE. Les partenaires sociaux, auxquels le Premier Ministre a donné mandat d’échanger sur le sujet dans le cadre de la conférence sociale, pourraient envoyer le message. Peu importe où il arrivera pourvu qu’une impulsion émerge. Le Parlement, à l’origine de l’article 225, demandera probablement  cette mise en ordre car les élus de la majorité et du centre sont attirés par l’affirmation d’une modèle économique négocié ; ils mesurent sur le terrain l’importance de la conditionnalité du soutien public aux entreprises. Quant aux entreprises, il faut distinguer clairement entre celles qui sont sur le front international et nos petites structures dépendantes et hexagonales. Les premières rentrent progressivement toutes  dans le jeu de la RSE, sous la pression des donneurs d’ordre pour l’essentiel, au nom de leur réputation aussi ; à l’horizon 2015, nos grandes entreprises afficheront toutes un catalogue d’initiatives environnementales et d’intégration locale, des reporting foisonnant, et des démarches d’empathie qui caractérisent l’apprentissage de la RSE, en attendant d’en comprendre l’intérêt stratégique. L’intégration financière et extra-financière qui donne son sens à la démarche est plus à l’horizon 2020. Tant que des initiatives de droit international ne permettront pas de limiter des investissements ou des échanges en fonction de résultats RSE, la pression restera limitée. Or la diplomatie de la RSE hésite encore et se cherche ; elle reste suspendue à la convergence des cadres de référence qui se discutent entre les promoteurs des référentiels multiples. L’OCDE, à travers l’aiguillon de ses PCN, bénéficiant de l’appui des USA sur les sujets de compliance, sera le cadre le plus à même de faire valoir un « droit international de la RSE » dont les entreprises vont se soucier de plus en plus, au travers de jurisprudences menaçantes et de procédures accusatrices coûteuses. L’initiative française post Rio en faveur du reporting devrait servir aussi de cadre de discussion.  Pour ce qui est des PME, la RSE reste à inventer, pour autant que les grands acheteurs veuillent bien rendre la démarche crédible. « Pacte PME » a ouvert la voie mais on est encore loin de la formalisation d’achats durables en logique de partenariat où le mieux disant est vraiment la règle. Il faudra que la stratégie des labels se discipline et se simplifie à la fois pour leur donner confiance.

Dans ce contexte où la France ne restera pas à l’écart des initiatives de régulation de l’économie de marché – même si elle ne croit qu’à celle qu’elle a proposé - comme celles sur les industries extractives ou le secret bancaire poussées courageusement par les Etats-Unis, l’entreprise reste soumise à beaucoup de défiance. La RSE pourrait être l’outil de la réconciliation entre l’entreprise et la Société, si les partenaires sociaux en faisaient enfin un sujet du dialogue social. La CFDT pourrait être de moins en moins isolée si les directions d’entreprise comprenaientt que les accords cadres RSE constituent des leviers de sortie de crise intéressants. Les medias ne lâcheront pas la pression et toute faute deviendra de plus en plus une culpabilité planétaire. Ce risque disproportionné incitera les présidents d’entreprise réticents à jouer le jeu, dès lors que la question du climat et que le principe de précaution passent derrière l’enjeu d’emploi et de partenariat local, où ils voient mieux le gain à partager à court terme. Cette mutation culturelle devrait caractériser les deux années qui viennent, au fur et à mesure qu’on découvrira en entreprise que le reporting RSE n’est pas si compliqué, qu’il peut servir et qu’il ouvre un nouvel horizon à l’analyse de la valeur économique. Mesurer est moins pénible quand on comprend pourquoi le faire et quand tout le monde le fait ! Et quand on en tire des plans d’action pour réduire ses coûts et se positionner sur de nouvelles offres. La RSE a décollé mais n’a pas encore fait la jonction avec l’enjeu de performance , regardée avec l’outil obsessionnel de la valeur financière et la volonté de faciliter la mutation des modèles. Si les études économiques à paraître devraient rassurer dans le bon sens, reste que la pratique du management demeure extraordinairement classique et ne prend pas beaucoup de risques. Inertie culturelle et peur de l’inconnu obligent ! Or la RSE, en tant que stratégie collaborative ne peut être qu’une prise de risque. C’est là que la situation française est mise au défi sur son point le plus faible et en même temps le plus à même de la débloquer.  Misons sur l’effet de suivisme des pionniers qui va finir par amener les gouvernances d’entreprise  à passer d’une vision « politiquement correcte » de la RSE à une volonté de poser des actes de management tournées vers le monde de demain.
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"Il n'est pas possible d'avancer dans la croissance durable sans que les décideurs et les cadres opérationnels aient pris le temps de comprendre ce que cela signifie dans l'évolution du modèle".

Patrick d'Humières, Président et fondateur de l'Institut RSE Management , est un des pionniers de la RSE en France. Spécialiste des rapports Entreprise et Société, membre du Conseil National du développement durable, Patrick d'Humières a lancé le premier forum de l'entreprise responsable en 1990. Fondateur et premier président du collège des directeurs de développement durable, il a été mandataire entreprises au Grenelle de l'environnement. Il a aussi été auditeur de la session CSR 2009 de la Harvard Executive Business School, représentant français au forum Euro China sur la RSE (juillet 2010), et a participé aux groupes de travail du GRI, du Global Compact, de l'ISO 26000. Enfin, il est l'auteur de manuels de référence: "Les pionniers de l'entreprise responsable" (1992) et "Management du développement durable" (1994). Dernier ouvrage paru : "Le développement durable va-t-il tuer le capitalisme ?" (Editions Maxima)
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