• La « révolution compétitive » est-elle seulement une question économique ?

    Dans un article de fond sur l'accomplissement des réformes fondamentales conduites en Allemagne dans la décennie 2000, sous l'impulsion du tandem Schroeder Hartz, l'éditorialiste des Echos, Jean Marc Vittori, pose le fait que la vraie responsabilité des entreprises est de conduire sur le terrain les changements structurels, sans trop se soucier du contexte public et en tout cas sans considérer qu' ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 16 Décembre 2014
  • Gérer le changement, la priorité "durable"

    La Directrice, très engagée, du développement durable de L'Oréal*, Alexandra Palt, a fait une déclaration sur le blog CSR Geneva qui mérite d'être largement diffusée dans les écoles de management et les colloques académiques sur la RSE, habituées à ramener le sujet à du « y'a qu'à » : on a plus besoin de gestionnaires du changement que d'experts en développement durable. Madame Palt, reconnue pour ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 08 Décembre 2014
  • Objectif compétitivité ! le reporting doit renforcer la confiance dans les marques

    La situation des entreprises françaises, rappelées par les dernières études du Medef, se caractérise par un double défi d'internationalisation et de restauration des marges, si on veut augmenter nos parts de marché, rénover fortement l'offre et les capacités de production et pérenniser nos structures aujourd'hui très fragilisées et insuffisamment manoeuvrantes. Clairement, le taux de charge n'a pa ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 08 Décembre 2014
  • Une révolution juridique… par effraction !

    Deux événements se sont passés la semaine dernière, dont l'importance se dispute à leur manque d'écho et dont les conséquences pèseront lourd sur la place de la RSE dans le paysage français. De fait, il ne s'agit que d'événements français et il faut rappeler que la dynamique RSE est mondiale et se définit entre acteurs engagés, anglo-saxons et émergents associés, qui ne suivent pas les discussions ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 24 Novembre 2014
  • Irons-nous vers un consensus climatique et quid pour les entreprises?

    L'accord Chine USA sur le climat est en train de faire oublier l'échec de Copenhague et fait présager une base d'accord à la Cop de Paris dans un an. Voir ! Le camp républicain a tout de suite critiqué l'ouverture du président Obama. Et en Amérique, comme en Chine, la tension va s'aviver dans les opinions publiques entre ceux qui ont peur à long terme et ceux qui parient sur les solutions technolo ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 17 Novembre 2014
  • La RSE avance-t-elle ?

    Discussion tendue dans un cercle de responsables d'entreprises français : la RSE avance-t-elle ou non dans notre pays, au vu des événements d'actualité ? D'un côté, on citera la procédure lancée contre HSBC France, société affirmant haut et fort son engagement dans la RSE et qui n'est pas moins poursuivie pour avoir organisée clairement et massivement l'évasion fiscale de ses grands clients p ...

    par Patrick d'Humières
    Mercredi, 12 Novembre 2014
  • L'avenir de l'extra-financier est dans sa simplification !

    Au sortir d’une réunion du Medef sur  la question  des « convergences en cours dans le paysage extra-financier », on pouvait légitimement se dire que toutes les initiatives en cours  -G4 qui pousse à la matérialité qui encourage le reporting intégré qui favorise la fusion du financier et de l’extra-financier, pour des parties prenantes de plus en plus consultées etc..- &nb ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 04 Novembre 2014
  • Les syndicats soutiennent-ils la RSE?

    Moins de dix entreprises françaises ont ouvert la voie d'accords-cadres internationaux qui permettent d'étendre à l'ensemble de leurs salariés dans le monde des dispositifs de gestion sociale qui portent attention aux questions RSE. C'est pas mal, mais c'est peu. Est-ce que ce sont les directions d'entreprise qui n'en veulent pas ou les organisations syndicales de branche ? La vérité est qu'il fau ...

    par Patrick d'Humières
    Jeudi, 30 Octobre 2014
  • Chapeau Monsieur de Margerie

    Il y a quinze jours, à la « climate week » de New York, une initiative tout à fait originale et forte était présentée par le président d'Aramco – la 1° entreprise du monde – pour indiquer une position contributive de la communauté pétrolière aux efforts collectifs de maîtrise du changement climatique. Ceux qui diabolisent les acteurs pétroliers a priori sont passés à côté de l'extraordinaire chang ...

    par Patrick d'Humières
    Mercredi, 22 Octobre 2014
  • Repenser les Solutions d'Entreprise... (RSE)!

    La déclaration du Président des Etats Unis le 24 septembre dernier en vue de relancer la pression sur « la conduite responsable des affaires », apparaît comme un avertissement, alors que les mesures de régulation vont et viennent entre la sphère publique et la sphère privée. Les Etats et l'opinion ont le sentiment que le business les laisse un peu seuls face à la criticité croissante des enjeux gl ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 13 Octobre 2014
  • La leçon des Echos : Faire et dire ce qu'on fait sont aussi importants !

    Pour la première fois, un grand media économique s'est penché sérieusement sur la question de la RSE, en se posant deux questions : qu'y – a-t-il derrière les engagements RSE proclamés par les grandes entreprises et est –ce qu'on mesurer de façon simple cet engagement, au –delà des notes des agences spécialisées et des ratings complexes qui donnent chacun à leur manière un aperçu des meilleures pr ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 06 Octobre 2014
  • L'appel à la gouvernance : La RSE remonte aux conseils d'aministration

    Les démarches de management RSE suscitent au moins un colloque par mois dans le monde. Les acteurs qui animent ce mouvement (WBCSD, CSR Europe, PRI, IIRC, SASB, GRI, CDP, UNGC, sans oublier maintenant de plus en plus l'OCDE et la Commission européenne...) s'y rencontrent avec les entreprises leaders – les 50 mêmes - dont pour les françaises Danone, Alcatel-Lucent, Solvay, Kering, Vivendi qui sont ...

    par Patrick d'Humières
    Jeudi, 02 Octobre 2014
  • L'économie positive, c'est de la RSE

    Bravo à Planet Finance, à la ville du Havre et à Jacques Attali d'avoir su fédérer tant de talents, d'esprits innovants et de bonnes volontés créatrices pour faire avancer son concept d'économie positive. Et disons-le, il y a plus qu'un concept : le manifeste et le travail en amont de l'économie positive est riche et puissant. C'est une contribution opérationnelle à l'invention du monde qui vient ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 22 Septembre 2014
  • La RSE échappera-t-elle à « la névrose étatique française » ?

    Quand on lit les 8 pages du premier texte de définition produit par la plateforme RSE française - à comparer à la simple page de la politique allemande - on ne peut s'empêcher de mettre ce texte en regard du remarquable livre de Jean Peyrelevade sur « la névrose française » où l'auteur déplore qu'on fasse de l'Etat le seul organisateur de la liberté d'agir des citoyens en France, et que là est la ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 15 Septembre 2014
  • Danone continue d'ouvrir des voies "responsables"

    La transmission du pouvoir de Franck Riboud à Emmanuel Faber a un sens : Danone continue de montrer la voie de l'entreprise responsable. De fait, comme son parcours, ses initiatives et ses propos (cf. son livre « chemin de traverses ») l'ont démontré jusqu'ici, Emmanuel Faber fait avancer un modèle d'entreprise responsable, qui ne fuit pas la gestion de ses impacts, qui invente un nouveau modèle a ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 09 Septembre 2014
  • Et si le pacte de responsabilité conduisait à plus de RSE ?

    Pour ceux qui ont écouté le Premier Ministre et les dirigeants d'entreprise à l'Université du Medef, les deux mots clés du débat de rentrée français sont compétitivité et responsabilité. Signe des temps et de la maturation de la société français, ils ne sont plus séparables : le consensus gagne sur le fait qu'on ne lèvera les blocages à la croissance que par la voie d'une « création de valeur », p ...

    par Patrick d'Humières
    Mardi, 02 Septembre 2014
  • Quel pacte ? Quelle responsabilité ? 2 questions de rentrée pour les acteurs RSE

    La situation économique française inquiète par ses mauvais chiffres et l’absence de visibilité. Pour autant, cela ne suscite pas d’union nationale, dans l’esprit initial du Pacte de responsabilité proposé pour rassembler les acteurs économiques et politiques autour d’une même vision : investir, recruter, organiser, pour saisir les opportunités technologiques, répondre aux immenses besoins de ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 25 Août 2014
  • Que se passe-t-il sur le front des référentiels ? Les initiatives en cours tirent l’information RSE vers l’information financière et appellent une exigence irréversible de pertinence et de fiabilité.

    La GRI (Global Reporting Initiative) vient d’annoncer son intention de modifier son organisation pour devenir « un standard setter » ! Cela signifie qu’elle veut donner à son référentiel une force accrue dans le paysage mondial, en renforçant l’indépendance de sa structure. La GRI, organisation autonome, veut ainsi mieux compter dans les discussions qui sont en train de s’installer entre « les pil ...

    par Patrick d'Humières
    Mercredi, 23 Juillet 2014
  • L’Europe a-t-elle un problème d’investissement ou de risque ? Et si c’était aussi une question de responsabilité ?

    La déclaration annuelle du Cercle des économistes interpelle : « Comment expliquer le ralentissement de l'investissement en dépit de taux d'intérêt historiquement bas ? Est-ce dû à l'absence de perspectives claires du progrès technique ? Au vieillissement, et à l'augmentation de l'aversion au risque qu'il induit ? A une finance devenue incontrôlable malgré des efforts de régulation, ou est-ce une ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 07 Juillet 2014
  • LSE ? BDES ? RSE ? Vive la simplification !

    La loi de sécurisation de l'emploi (LSE) récemment votée crée la Base de données économiques et sociales (BDES) qui permet aux représentants du personnel d'accéder à des informations économiques et de gouvernance pour les entreprises de plus de 50 salariés, dans le but d'encourager le dialogue sur les perspectives de l'entreprise. De fait, on touche là à un volet essentiel du dialogue social franç ...

    par Patrick d'Humières
    Lundi, 30 Juin 2014
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Le Blog de l'Institut RSE Management

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Où en est la RSE en France, à la veille d'initiatives publiques nouvelles?

Fotolia_31651319_XSLa France pourrait voir le déploiement d’une RSE efficace si on veut bien travailler collectivement pour concilier durabilité et économie des entreprises.

La société aspire à une économie responsable mais « le management RSE » reste encore largement une affaire de pionniers en France. Faute d’une politique d’incitation, la RSE reste encore à la porte de la gouvernance et du modèle économique. Ce défi est encore plus crucial au plan international.Après une décennie d’expérimentations et de démarches visionnaires de la part de certains acteurs comme Lafarge, Danone, Schneider, Bouygues, qui ont formalisé des démarches RSE engageantes, dans un contexte sociétal qui ne cesse de juger l’économie de façon manichéenne, la France a entamé en 2012 un cycle original d’encouragement à la RSE, via la loi Grenelle 2 et sa confirmation par le nouveau Gouvernement, lors de la Conférence environnementale. Comparée aux grands pays développés, la France n’est ni en retard, ni en avance, concernant le niveau d’appropriation de la RSE, dans les entreprises ; elle cumule toutefois trois caractéristiques paradoxales : des textes directifs en faveur du reporting mais une administration désorganisée et sans doctrine ; une communauté économique qui revendique largement la RSE mais qui l’assimile encore à de la bienveillance environnementale et une société civile qui voudrait que les entreprises fassent tout et qui ne leur accorde aucun crédit pour les progrès qu’elles prennent de mieux en mieux en charge. Bref, comme dans le reste, la France idéologise largement la question RSE au lieu de s’attacher à en faire un terrain du contrat de progrès social, pragmatique et partagé, même si des mutations sensibles sont à l’œuvre. Et même si la pression internationale en fait une préoccupation croissante.

Il n’est pas anormal de considérer que le passage  d’un modèle économique à l’autre, intégrant dans la prise de décision des acteurs – financiers, régulateurs, consommateurs et salariés – des considérant d’intérêt public, ne puisse pas se faire rapidement et dans un pays, alors que les forces qui poussent le mouvement sont celles des valeurs sociétales nouvelles et  la prise de conscience de la part des Etats des limites d’une régulation par le marché. La question RSE, en France comme ailleurs, est aujourd’hui celle de savoir si on considère une entreprise qui fait des efforts volontaires dans le sens des enjeux publics, de manière identique à celle qui n’en fait pas. Cette question appelle trois problématiques : celle du concept d’abord, à savoir qu’on va considérer que la responsabilité de l’entreprise se situe dans la façon dont elle accomplit sa mission, en termes de durabilité (enjeu de légalité, de découplage, d’équité et d’accessibilité) ; celle de la mesure, qui suppose qu’on se mette d’accord sur un mode de suivi objectif, fiable et opposable quant aux performances RSE ; et enfin, celle de l’incitation qui va stimuler, par l’action publique (fiscalité, marchés publics, normes), l’entreprise afin qu’elle réduise ses impacts et les améliore, tout en se développant. Identification, information, incitation sont les trois conditions d’une dynamique RSE. De ce point de vue la France est à mi-chemin, tiraillée entre les peurs des uns et les rêves des autres, les audaces de quelques uns et le cynisme de beaucoup, dans un contexte institutionnel  confus, divisé et méfiant qui n’a pas traité la question, à la différence de notre partenaire allemand qui a formalisé « une politique RSE ».

Les acteurs concernés savent qu’il leur faudrait discuter ensemble cet enjeu pour l’apprivoiser et le penser à long terme ; mais ils attendent encore de la puissance publique qu’elle tienne l’ordre du jour et arbitre à leur place. Ils ne se font pas encore assez confiance pour débattre par eux-mêmes et rechercher des voies de progrès sans attendre d’être d’accord sur tout. On peut espérer néanmoins qu’une « plate forme nationale de dialogue » voit le jour en 2013, si on choisit l’informel, les petits pas et la méthode négociée. Sur le plan des incitations et du cadre public, l’étape préalable est la cohérence au sein de la sphère publique qui n’arrive pas à coordonner ses composantes administratives concernées au travers d’une politique interministérielle de la RSE. Les partenaires sociaux, auxquels le Premier Ministre a donné mandat d’échanger sur le sujet dans le cadre de la conférence sociale, pourraient envoyer le message. Peu importe où il arrivera pourvu qu’une impulsion émerge. Le Parlement, à l’origine de l’article 225, demandera probablement  cette mise en ordre car les élus de la majorité et du centre sont attirés par l’affirmation d’une modèle économique négocié ; ils mesurent sur le terrain l’importance de la conditionnalité du soutien public aux entreprises. Quant aux entreprises, il faut distinguer clairement entre celles qui sont sur le front international et nos petites structures dépendantes et hexagonales. Les premières rentrent progressivement toutes  dans le jeu de la RSE, sous la pression des donneurs d’ordre pour l’essentiel, au nom de leur réputation aussi ; à l’horizon 2015, nos grandes entreprises afficheront toutes un catalogue d’initiatives environnementales et d’intégration locale, des reporting foisonnant, et des démarches d’empathie qui caractérisent l’apprentissage de la RSE, en attendant d’en comprendre l’intérêt stratégique. L’intégration financière et extra-financière qui donne son sens à la démarche est plus à l’horizon 2020. Tant que des initiatives de droit international ne permettront pas de limiter des investissements ou des échanges en fonction de résultats RSE, la pression restera limitée. Or la diplomatie de la RSE hésite encore et se cherche ; elle reste suspendue à la convergence des cadres de référence qui se discutent entre les promoteurs des référentiels multiples. L’OCDE, à travers l’aiguillon de ses PCN, bénéficiant de l’appui des USA sur les sujets de compliance, sera le cadre le plus à même de faire valoir un « droit international de la RSE » dont les entreprises vont se soucier de plus en plus, au travers de jurisprudences menaçantes et de procédures accusatrices coûteuses. L’initiative française post Rio en faveur du reporting devrait servir aussi de cadre de discussion.  Pour ce qui est des PME, la RSE reste à inventer, pour autant que les grands acheteurs veuillent bien rendre la démarche crédible. « Pacte PME » a ouvert la voie mais on est encore loin de la formalisation d’achats durables en logique de partenariat où le mieux disant est vraiment la règle. Il faudra que la stratégie des labels se discipline et se simplifie à la fois pour leur donner confiance.

Dans ce contexte où la France ne restera pas à l’écart des initiatives de régulation de l’économie de marché – même si elle ne croit qu’à celle qu’elle a proposé - comme celles sur les industries extractives ou le secret bancaire poussées courageusement par les Etats-Unis, l’entreprise reste soumise à beaucoup de défiance. La RSE pourrait être l’outil de la réconciliation entre l’entreprise et la Société, si les partenaires sociaux en faisaient enfin un sujet du dialogue social. La CFDT pourrait être de moins en moins isolée si les directions d’entreprise comprenaientt que les accords cadres RSE constituent des leviers de sortie de crise intéressants. Les medias ne lâcheront pas la pression et toute faute deviendra de plus en plus une culpabilité planétaire. Ce risque disproportionné incitera les présidents d’entreprise réticents à jouer le jeu, dès lors que la question du climat et que le principe de précaution passent derrière l’enjeu d’emploi et de partenariat local, où ils voient mieux le gain à partager à court terme. Cette mutation culturelle devrait caractériser les deux années qui viennent, au fur et à mesure qu’on découvrira en entreprise que le reporting RSE n’est pas si compliqué, qu’il peut servir et qu’il ouvre un nouvel horizon à l’analyse de la valeur économique. Mesurer est moins pénible quand on comprend pourquoi le faire et quand tout le monde le fait ! Et quand on en tire des plans d’action pour réduire ses coûts et se positionner sur de nouvelles offres. La RSE a décollé mais n’a pas encore fait la jonction avec l’enjeu de performance , regardée avec l’outil obsessionnel de la valeur financière et la volonté de faciliter la mutation des modèles. Si les études économiques à paraître devraient rassurer dans le bon sens, reste que la pratique du management demeure extraordinairement classique et ne prend pas beaucoup de risques. Inertie culturelle et peur de l’inconnu obligent ! Or la RSE, en tant que stratégie collaborative ne peut être qu’une prise de risque. C’est là que la situation française est mise au défi sur son point le plus faible et en même temps le plus à même de la débloquer.  Misons sur l’effet de suivisme des pionniers qui va finir par amener les gouvernances d’entreprise  à passer d’une vision « politiquement correcte » de la RSE à une volonté de poser des actes de management tournées vers le monde de demain.
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Mots clés : Array
"Il n'est pas possible d'avancer dans la croissance durable sans que les décideurs et les cadres opérationnels aient pris le temps de comprendre ce que cela signifie dans l'évolution du modèle".

Patrick d'Humières, Président et fondateur de l'Institut RSE Management , est un des pionniers de la RSE en France. Spécialiste des rapports Entreprise et Société, membre du Conseil National du développement durable, Patrick d'Humières a lancé le premier forum de l'entreprise responsable en 1990. Fondateur et premier président du collège des directeurs de développement durable, il a été mandataire entreprises au Grenelle de l'environnement. Il a aussi été auditeur de la session CSR 2009 de la Harvard Executive Business School, représentant français au forum Euro China sur la RSE (juillet 2010), et a participé aux groupes de travail du GRI, du Global Compact, de l'ISO 26000. Enfin, il est l'auteur de manuels de référence: "Les pionniers de l'entreprise responsable" (1992) et "Management du développement durable" (1994). Dernier ouvrage paru : "Le développement durable va-t-il tuer le capitalisme ?" (Editions Maxima)
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