Nous sollicitons votre réaction pour alimenter une démarche volontariste des acteurs RSE en 2013.
La question unique qui se pose aux acteurs de la RSE en 2013 est son lien avec la crise. Est-ce que la RSE peut constituer désormais la base de compromis pragmatiques d’adaptation, avec les partenaires sociaux, les acteurs publics mais aussi les investisseurs, les acteurs civils, qui rétabliront la confiance dans l’offre des entreprises, alors que les mises en cause au nom d’aspirations sociétales croissantes sont perçues par beaucoup comme un ralentissement du progrès économique, partout dans le monde ? Mais pour que la RSE soit un levier de sortie de crise, il faut que les acteurs fassent un effort supplémentaire d’appropriation et de dialogue pour considérer que les approches collaboratives sont plus efficaces que les stratégies de marché unilatérales. On n’y est pas ou plus précisément, seules des entreprises pionnières s’y essayent.
2013 devrait être l’année de l’approfondissement collectif d’un management de la responsabilité sociétale, qui a son point de passage incontournable, le dialogue parties prenantes, ses outils, au premier rang desquels le reporting extra-financier, et ses finalités qui peuvent être aussi bien une meilleure image de marque, un pacte social ou sociétal conforté ou encore une valeur extra-financière reconnue, tous facteurs de confiance nécessaires à l’invention d’un modèle de croissance, à la fois régulé et durable.
7 tendances de fond sont observées en ce début 2013.